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eiffage
DEPOLLUTION PAR MYCOREMEDIATION

Le Contexte
Sur la zone Euromed, Eiffage entreprend aujourd’hui la construction de son premier écoquartier : l’ilot démonstrateur Allar. Le projet est situé à Marseille sur le terrain d’une ancienne usine à gaz, au sens propre, très pollué en hydrocarbures lourds notamment.

Sur ce terrain, Eiffage a choisi de tester une méthode de dépollution douce : la mycorémédiation, ou dépollution par les champignons. Mieux que les bactéries, les champignons ont la faculté de dépolluer même les milieux contaminés par des hydrocarbures lourds et contrairement à ces dernières, ils permettent de laisser après leur action, une terre propre à la vie.

C’est aujourd’hui l’association de la startup Polypop (www.polypop-industries.com) et d’Eiffage, qui donne naissance à une expérimentation grandeur nature de la technique de décontamination par les champignons. 

Experimentation de culture sur site
L’expérience a débuté dans le laboratoire de biologiste de Polypop sur un échantillon afin de sélectionner les meilleures souches. Depuis, les souches de champignon ont été cultivées en pétris, amenées sur le chantier dans des sacs de culture spécialement conçus pour recréer un environnement totalement maitrisable (l’atmosphère y est stérile, un système de micro perforation permet à l’air d’être ventilé sans laisser passer de bactérie). Aujourd’hui, le test porte sur un échantillon de 90m3 de terre. La technique mise en œuvre repose sur la réalisation d’un mille-feuille composé consécutivement d’une couche de terre polluée et d’une couche de substrat à base de pailles inoculées. Les champignons doivent ensuite se développer et dégrader les hydrocarbures comme ils le feraient avec du bois en pleine nature: c’est une démarche biomimétique !

L’atout de la démarche biomimétique réside dans son caractère innovant par rapport aux solutions traditionnelles, mais aussi dans le bénéfice environnemental global obtenu. Pour le démonstrateur Allar, la mycoremédiation permet d’éviter partiellement le recours à des techniques plus énergivores comme la désorption thermique, ainsi que d’éviter les émissions de gaz à effet de serre liées au transport des terres à évacuer.

Tout au long du traitement, des analyses permettront de suivre son efficacité et permettront de valider cette technique courant 2015.

Experimentation de culture sur site
Les enjeux de cette expérimentation sont multiples : elle pourrait permettre un ré-emploi maximal sur site des terres ainsi dépolluées, et permettre à une jeune start’up de prendre son envol !